Artiste : Yamandu Costa

Référence : GHA 126.060

Disponibilité : In Stock

Prix : 18,00€
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Le destin le fait naître à Passo Fundo, dans le sud du Brésil, et ses parents — tous deux musiciens — choisissent pour lui le prénom Yamandu, le « précurseur des eaux » en tupi-guarani, la langue des indiens du Brésil.

Entouré de sa maman, la chanteuse Clari Marson , et de son papa, Algacir Costa, trompettiste, guitariste et leader du groupe « Os Fronteiriços » (les Frontaliers), Yamandu grandit dans la chaleureuse ambiance de la musique populaire que l’on joue dans la région du Rio Grande do Sul, là où le Brésil est bordé par l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay.

Evoquant ses souvenirs d’enfance, Yamandu se rappelle combien la guitare paternelle a pu lui sembler effrayante lorsqu’ils étaient tous les deux de la même taille… Vers l’âge de sept ans, l’instrument et lui sont définitivement amis. C’est l’époque des premiers accords sur la guitare à laquelle succède bientôt celle de la curiosité intuitive propre aux musiciens précoces.

Cela donne à Algacir l’idée d’emmener son gamin âgé d’une dizaine d’années faire un voyage en mobile-home. Pendant deux ans, cet extraordinaire éducateur parcourt le pays en tous sens et fait découvrir à son jeune fils le langage musical de chaque région du Brésil. Cette profonde connaissance de la musique populaire, sur le terrain, sera complétée par une ouverture sur la musique argentine auprès du guitariste Lúcio Yanel et par les disques soigneusement sélectionnés que son père lui offre régulièrement. Astor Piazzolla, Radamés Gnattali, Tom Jobim et Hermeto Pascoal alimentent l’univers sonore du jeune garçon, puis c’est Baden Powell, Raphael Rabello et, plus tard, le jazz et le flamenco ! Une formation classique lui est aussi proposée, mais la musique populaire est pour Yamandu un choix délibéré.

Encore adolescent, Yamandu apprend que son père est atteint d’une maladie incurable et que c’est désormais à lui et à sa guitare qu’il incombe de subvenir aux besoins de la famille, un défi de vie qu’il relève brillamment. 

Les débuts de Yamandu, au Brésil, révèlent un artiste hors-normes, inclassable, attachant, éblouissant, un improvisateur d’une rare fécondité, un partenaire d’une étonnante souplesse, un guitariste au style puissant que le catalogue GHA est fier d’accueillir.
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Yamandu Costa : guitare à sept cordes
Guto Wirtti : contrebasse
Nicola Krassik : violon

Etayés par le contrebassiste Guto Wirtti, les échanges de Yamandu Costa avec le violoniste Nicolas Krassik soutiennent la comparaison avec les acrobaties du duo Django-Grappelli, c’est dire à quel niveau de haute voltige se situe ce disque ébouriffant.

© Richard Robert - Vibrations


… un album éblouissant, enregistré en Belgique durant sa dernière tournée européenne, à l'église Saint Lambert de Kessel, le résultat est de très haut niveau ! 
© Julien Delli Fiori - FRANCE INTER


... une douce frénésie relayée par des temps de pause et de réflexion. Une sorte de discours au long cours avec ses moments de passion et ses instants de doute. En solo, la guitare à sept cordes de Yamandu Costa captive par son originalité et par la densité de son propos. On y entend son Brésil natal, mais aussi des échos des musiques populaires d’Argentine et, de manière plus feutrée, de jazz ou de flamenco. Improvisateur inspiré, Yamandu sait aussi aller vers un ton plus badin en se gardant des clichés et des sentiers battus pour aboutir à une musique instrumentale assez inclassable...
© Eliane Azoulay - TELERAMA


... « Ida e volta » défile une collection de douze perles précieuses allant des superbes solos jusqu’à la formule « trio » hyper bien emmenée.
© GUITARIST


... de solos en trios, le jeune Yamandu Costa tire de sa sept cordes des trésors d’inventivité dans un langage ardent ou méditatif... Ecarts flamenco ou jazz, lumineux et dense, Ida e Volta (aller et retour) sinue, en compagnie du contrebassiste Guto Wirtti et du violoniste français Nicolas Krassik, entre ses propres compositions et des interprétations très personnelles de classiques, tel le sublime Se ela perguntar de Dilermando Reis. En clôture de ces plages haut de gamme, une relecture de Sampa de Caetano Veloso vire swing manouche… en Django Veloso.
© Dominique Queillé - LIBÉRATION


... proche de la folie virevoltante du swing manouche, sa musique, tout aussi étourdissante lorsqu'elle s'abandonne à la griserie de la mélancolie (Se ela perguntar, Petite tristesse), est sans cesse arrachée à la poussière des folklores et à la pesanteur des clichés. Lorsqu'elle va plus vite que la musique qu'elle est censée porter, qu'elle la dépasse et la laisse en plan, la virtuosité n'est rien d'autre qu'un dérèglement pathologique du langage. Mais lorsqu'elle s'élève à un tel niveau d'élégance et d'intelligence, elle prend sa forme la plus pure : celle d'un juste affolement du coeur et d'une saine précipitation de la pensée.
© R.R. - LES INROCKUPTIBLES

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Évaluation : Mauvais Bon

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No Compositeur Titre Commentaires Durée Extraits
1 Guto Wirtti Temporal trio 05:15
 
2 Yamandu Costa
& Guto Wirtti
O sapo e o grilo guitar & bass 03:14
 
3 Yamandu Costa Ida e volta trio 04:00
 
4 Yamandu Costa Cebolão guitar 03:52
 
5 Dilermando Reis Se ela perguntar guitar 04:01
 
6 Yamandu Costa Missionerita trio 04:41
 
7 Mauricio Carrilho Jangadeiro guitar 02:15
 
8 Dilermando Reis Xodó da Baiana trio 05:00
 
9 Yamandu Costa
& Guto Wirtti
Petite tristesse trio 03:38
 
10 Ricardo Martins Encerdando trio 03:09
 
11 Yamandu Costa Bonitinha guitar 03:21
 
12 Caetano Veloso Sampa guitar 04:56