Artiste : Eduardo Isaac

Référence : GHA 126.038

Disponibilité : En stock

Prix : 18,00€
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Ceci est le quatrième album d’Eduardo Isaac, enregistré en 1996. Dès sa sortie, les Cuatro estaciones porteñas d’Astor Piazzolla — qui y figurent dans une adaptation pour guitare seule de Sérgio Assad — retiennent particulièrement l’attention d’un critique musical qui déclare « pouvoir enfin entendre la musique du maître argentin idéalement interprétée. Les Quatre saisons de Piazzolla, dit-il, ne sont certes pas restituées dans leur version originale pour quintette, mais l'art d'Eduardo Isaac est tel qu'il confère à son instrument l'apparence d'un ensemble de chambre, avec des basses qui font le dos rond, des accords qui se cambrent de plaisir et des aigus qui frissonnent d'aise » (Diapason). 
Cette expérience contribue à renforcer la passion qu’éprouve Eduardo Isaac pour la musique de Piazzolla et l’oriente avec détermination, quelques années plus tard, vers une voie nouvelle : il adapte et enregistre huit tableaux de l’opéra Maria de Buenos de Buenos Aires (GHA 126.051) dont il « tire la quintessence (…) et qu’il restitue avec un son d’une rare profondeur et un sens exquis des couleurs » (Le Monde de la Musique). Un CHOC de la Musique est décerné à cet enregistrement dont la prise de son est jugée « irréprochable »...

Dans les années 1980, après avoir entendu son compatriote Roberto Aussel interpréter les Five Bagatelles de William Walton, Astor Piazzolla manifeste subitement de l’intérêt pour la guitare « classique » à laquelle il dédie Cinco piezas (Campero, Romantico*, Acentuado*, Triston et Compadre). Quelques années plus tard, Piazzolla écrit pour Sérgio et Odair Assad la désormais célèbre Tango Suite en trois mouvements — créée par les Frères Assad — en sa présence, à Liège, en 1985. Puis il compose L’histoire du tango pour guitare et flûte ou violon** qui retrace, au travers de quatre mouvements contrastés, l’évolution du tango depuis ses origines populaires — vers 1900 — jusqu’au tango de concert de la fin du 20e siècle, un parcours comparable à celui de la guitare qui, au cours des siècles, a conquis sa place dans les salles de concert. Astor Piazzolla est aussi l’auteur d’un concerto pour guitare et bandonéon en trois mouvements — introduction, milonga et tango — enregistré par Eduardo Isaac et Marcelo Nisinman (GHA 126.046).
Les Cuatro estaciones porteñas qu’il compose en 1968 pour son quintette (bandonéon, violon, guitare électrique, basse et piano), sont rarement réunies en concert, elles ne seront jamais enregistrées ensemble. On y trouve tous les ingrédients de base du « nuevo tango » de Piazzolla, le chromatisme, la dissonance, la structure rythmique puissante, les variations de tempo, les accents dramatiques et le climat intense.
En 1992, sur une suggestion de David Tannenbaum, la Fondation Augustine commande à Sérgio Assad une transcription pour guitare de ces Cuatro estaciones porteñas. Sa compréhension du tango de Piazzolla n’ayant d’égal que son exceptionnelle connivence avec la guitare, ce sont véritablement quatre tangos réécrits pour la guitare que Sérgio Assad fait parvenir à la fondation New Yorkaise. Délicieux compromis entre la musique qui flambait sous les doigts du Quinteto Piazzolla et le climat intimiste et chaleureux de la guitare, ces quatre tangos seront publiés, un par un, au cours de l’année 1995, dans Guitar Review.

* Enregistrés par Eduardo Isaac sur GHA 126.008
** Enregistrée par Odair Assad et Fernando Suarez Paz sur GHA 126.027

« J’ai écrit la Libra Sonatina au lendemain d’une importante opération du cœur, subie le 2 avril 1982, et je l’ai dédiée à mon chirurgien et ami Jean-Yves Neveux. Composée à l’origine pour guitare, percussions et contrebasse, cette Libra Sonatina est éditée dans sa version pour guitare seule.
Les rythmes chaotiques et les mesures impaires — souvent à valeur ajoutée — de India sont le reflet de la période qui a précédé l’opération. Le titre de ce premier mouvement m’a été inspiré par le film « Le salon de musique » du réalisateur indien Satyajit Ray. Les rythmes caractéristiques de l’Inde du Nord, omniprésents tout au long de ce chef d’œuvre du cinéma, m’ont naturellement invité à y entrevoir des similitudes avec les battements d’un cœur malade.
Dans le second mouvement, Largo, le temps s’est arrêté, c’est le moment même de l’intervention, tout est calme, retenu, déjà presque serein et pourtant, il y règne une tension évidente, un poids considérable, la précision de chaque geste compte.
Fuoco, c’est la vie retrouvée après la belle réussite de l’intervention, c’est le feu de la vie qui triomphe de tout. Les « pizzicati Bartok » qui ponctuent frénétiquement la rythmique finale balayent tout sur leur passage ».

Roland Dyens


Entré à l’ Ecole Normale de Paris, à l’âge de 43 ans, pour y étudier la composition auprès de Paul Dukas, Manuel Ponce y devient l’ami de Joaquin Rodrigo et de Heitor Villa Lobos qui fréquentent la même classe. Lorsque Ponce quitte l’école, en 1932, Paul Dukas, très ému, dit à son sujet « Les compositions de Ponce portent le sceau du talent le plus distingué et depuis longtemps on ne les classe pas dans une catégorie scolaire. Je ressens un scrupule à lui octroyer une qualification, encore qu’elle soit la plus haute, pour exprimer ma satisfaction d’avoir eu un élève aussi doué et aussi personnel ».
La Sonata Mexicana, première composition pour guitare de Ponce, date de 1923, année du premier récital de Segovia à Mexico. A partir de cette époque, Ponce continue à écrire pour la guitare et à envoyer sa musique à Segovia qui la met au programme de ses concerts au fur et à mesure que les pièces lui parviennent. Le 20 juillet 1928, le guitariste lui écrit de Suisse « Je suis en pleine révision de tes œuvres. La Sonata III est prête. J’ai accepté le final du premier mouvement étant donné que l’autre n’arrive pas et que je m’en suis épris. Toute la sonate est très belle et c’est une œuvre de considération pour la guitare, l’artiste et le public. De nouveau, je veux te dire merci de tout mon cœur ».

« J’ai composé Late one Night lorsque j’avais une vingtaine d’années et que j’avais l’habitude d’écrire de la musique entre minuit et cinq ou six heures du matin. J’aimais le calme et la quiétude de New York à ce moment, elle me donnait envie de jouer de la guitare et de composer. A cette époque, j’étais particulièrement attiré par les harmonies et les rythmes du jazz, Late one Night est une véritable « Jazz ballad » précédée d’une introduction plus classique. A présent, mon style de vie a complètement changé, et quand je pense à cette période de ma vie, j’éprouve une profonde nostalgie ».

Frederic Hand

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No Compositeur Titre Commentaires Durée Extraits
1 Astor Piazzolla Las cuatro estaciones porteñas
Otoño porteño
  05:13
 
2 Astor Piazzolla Las cuatro estaciones porteñas
Invierno porteño
  06:36
 
3 Astor Piazzolla Las cuatro estaciones porteñas
Primavera porteña
  04:35
 
4 Astor Piazzolla Las cuatro estaciones porteñas
Verano porteño
  03:18
 
5 Manuel Maria Ponce Sonata III
Allegro moderato
  07:24
 
6 Manuel Maria Ponce Sonata III
Chanson
  03:21
 
7 Manuel Maria Ponce Sonata III
Allegro non troppo
  05:34
 
8 Roland Dyens Libra sonatina
India
  05:41
 
9 Roland Dyens Libra sonatina
Largo
  03:41
 
10 Roland Dyens Libra sonatina
Fuoco
  03:01
 
11 Frederic Hand Late one night   04:36